Le marché immobilier français met Icade à l'épreuve
Le déclin des revenus d'Icade en 2025
En 2025, Icade, la filiale immobilière de la Caisse des dépôts et consignations, a de nouveau connu une contraction de ses revenus. Son chiffre d'affaires a diminué de 7,2 % par rapport à l'année précédente, s'établissant à 1,1 milliard d'euros. Cette baisse s'inscrit dans la continuité d'une année 2024 déjà marquée par les difficultés du marché de l'immobilier neuf.
Les facteurs contributifs à la diminution des résultats
Cette décroissance est attribuée à une double pression : une baisse de 6,1 % des revenus locatifs et un recul de 7,9 % du chiffre d'affaires de la division promotion du groupe. Le flux de trésorerie net courant, indicateur clé de la rentabilité d'Icade, a atteint 271,5 millions d'euros, ce qui correspond aux prévisions mais représente une diminution de 10 % par rapport à 2024.
L'optimisme prudent d'Icade pour l'avenir
Dans un contexte de marché immobilier jugé incertain, l'activité de foncière, principalement axée sur les bureaux, subit des pressions sur les loyers. Cependant, Icade se félicite d'une progression de son taux d'occupation en 2025. La filiale a également sécurisé 850 millions d'euros de cessions d'actifs, conformément à son plan de restructuration de 2024, et a procédé à une dépréciation de 4,5 % de son portefeuille immobilier. Nicolas Joly, directeur général d'Icade, exprime l'espoir que 2026 marquera un tournant, le « point bas des activités stratégiques » de l'entreprise.
La crise du logement et l'adaptation d'Icade
Le secteur immobilier est confronté à une vacance record des bureaux en Île-de-France, avec 6,2 millions de mètres carrés inoccupés fin 2025. Cette situation a conduit Icade à céder ou transformer les immeubles jugés peu rentables, afin de s'adapter à la conjoncture.
Les défis de la promotion immobilière et les perspectives de dividendes
Dans le domaine de la promotion, le nombre de logements réservés a augmenté de 2,2 %, atteignant 5 419 lots, mais les marges demeurent faibles. Bien que la proportion d'opérations avec des marges comparables à celles d'avant-crise ait augmenté chez Icade, elle n'a atteint que 18 % en 2025. L'entreprise observe néanmoins une reprise du développement grâce à l'acquisition ciblée d'opérations, ainsi qu'une augmentation des permis de construire obtenus et des lancements de travaux.
Prévisions financières et impact sur les actionnaires
Pour 2026, Icade anticipe une nouvelle baisse de son flux de trésorerie net courant, qui devrait se situer entre 2,90 euros et 3,10 euros par action. La perte nette d'Icade a été ramenée à 123 millions d'euros, soit une réduction de moitié par rapport à 2024. Par ailleurs, un dividende de 1,92 euros par action sera proposé aux actionnaires, ce qui représente une diminution significative par rapport aux 4,31 euros par action du début de 2025.