L'avenir de l'apprentissage dans le BTP francilien : un enjeu majeur
Un appel urgent face aux difficultés de recrutement
La FFB Grand Paris Île-de-France, confrontée à des défis persistants en matière de recrutement et à l'approche de nombreux départs à la retraite, tire la sonnette d'alarme. L'organisation dénonce un "affaiblissement de l'apprentissage" et appelle les autorités à garantir un environnement stable. Elle insiste sur la nécessité de décisions claires et durables pour sauvegarder ce pilier fondamental de la profession.
L'impact des réductions d'aides gouvernementales
Cette situation est directement liée à un décret récent, publié le 15 février, qui officialise une diminution des subventions accordées aux entreprises embauchant des apprentis préparant un BTS ou un diplôme d'ingénieur. Par cette révision, le gouvernement ambitionne de générer des économies substantielles, estimées à 200 millions d'euros en 2026, puis 700 millions supplémentaires l'année suivante.
L'apprentissage : un levier essentiel pour le bâtiment
Dans un communiqué daté du 17 février, la FFB Grand Paris Île-de-France rappelle que l'apprentissage est un outil vital pour répondre aux besoins de main-d'œuvre dans le secteur du bâtiment et pour assurer la transmission des compétences entre générations.
Un déclin notable du nombre d'apprentis
Les données du baromètre CCCA-BTP 2024/2025 révèlent qu'en Île-de-France, près de 56,7 % des dirigeants d'entreprises du bâtiment recrutent des apprentis pour pérenniser leur activité et partager leur savoir-faire. Cependant, 31 % d'entre eux hésitent à embaucher un apprenti sans un soutien financier adéquat. Les centres de formation d'apprentis (CFA) de la région forment des professionnels qualifiés, mais la tendance est à la baisse. Une étude du CCCA-BTP montre une diminution de 10,7 % du nombre d'apprentis dans le BTP en Île-de-France entre 2024 et 2025.
Stabiliser les aides pour sécuriser l'avenir
Bertrand Fert, vice-président de la FFB Grand Paris Île-de-France en charge de l'apprentissage, souligne l'importance cruciale de stabiliser et de pérenniser les aides. Selon lui, cette mesure est indispensable pour sécuriser les parcours de formation, soutenir les entreprises formatrices et maintenir l'attractivité de cette filière essentielle.