La Fédération Française du Bâtiment (FFB) Grand Paris Île-de-France lance un appel pressant concernant les modifications envisagées des subventions destinées à l'embauche d'apprentis. Alors que plus de la moitié des entreprises du Bâtiment francilien dépendent de l'apprentissage pour former leur personnel, le projet de décret gouvernemental risque de compromettre gravement la relève professionnelle du secteur, en particulier pour les formations post-bac. Cette situation est d'autant plus préoccupante que le nombre d'apprentis dans le BTP francilien a déjà connu une diminution significative entre 2024 et 2025. La FFB souligne l'importance cruciale d'une politique de soutien stable et prévisible pour garantir l'attractivité et la pérennité des métiers du bâtiment.
La FFB Île-de-France tire la sonnette d'alarme sur l'avenir de l'apprentissage dans le BTP
Le 17 février 2026, la Fédération Française du Bâtiment (FFB) Grand Paris Île-de-France a émis un communiqué vibrant d'inquiétude, suite à la présentation d'un projet de décret gouvernemental. Ce dernier prévoit des réductions substantielles des aides à l'embauche d'apprentis, ciblant notamment les parcours de formation supérieurs au baccalauréat. Pour la FFB, cette mesure est une menace directe pour la vitalité et la pérennité du secteur du Bâtiment.
Dans la dynamique région de l'Île-de-France, plus de 56% des dirigeants d'entreprises du Bâtiment comptent sur l'apprentissage pour recruter et former leurs futurs collaborateurs. L'apprentissage est perçu comme une voie royale pour l'acquisition de compétences pratiques et l'intégration rapide de jeunes professionnels qualifiés. Cependant, le vice-président de la FFB, Bertrand Fert, a révélé une tendance alarmante : entre 2024 et 2025, le nombre d'apprentis dans le BTP francilien a chuté de 10,7%, d'après les données du Comité de concertation et de coordination de l'apprentissage du BTP (CCCA-BTP).
Cette régression est directement attribuée aux incertitudes et aux modifications des dispositifs d'aide à l'embauche. En effet, près d'un tiers des chefs d'entreprise hésitent désormais à recruter un apprenti en l'absence de soutien financier stable. La FFB insiste sur la nécessité de « stabilité » et de « décisions claires et durables » pour endiguer cette spirale négative. Elle appelle les pouvoirs publics à reconnaître l'apprentissage comme un pilier fondamental du développement économique et à consolider les aides afin de soutenir les entreprises et de sécuriser l'avenir des jeunes professionnels du bâtiment.
La situation actuelle met en lumière l'importance capitale de l'apprentissage pour la transmission des savoir-faire et la pérennité des métiers. En tant que secteur en constante évolution, le BTP a un besoin incessant de main-d'œuvre qualifiée. Réduire les incitations financières à l'apprentissage revient à freiner cette dynamique essentielle et à compromettre la capacité du secteur à répondre aux défis futurs. Il est impératif que les décideurs prennent en compte ces préoccupations et mettent en place des politiques qui favorisent, plutôt qu'elles ne freinent, la formation et l'insertion professionnelle des jeunes dans le bâtiment.