L'Université d'Anvers, à travers son Département de Biologie, a initié la conception d'une installation de recherche d'avant-garde. Ce nouvel espace est destiné à approfondir les connaissances sur les interactions complexes entre l'eau de mer et de rivière, l'atmosphère, le sol et les écosystèmes maritimes. L'architecture de cette structure non climatisée est spécifiquement pensée pour offrir une protection optimale contre les intempéries tout en garantissant la sécurité du matériel scientifique. Elle abritera des bassins expérimentaux et des équipements techniques essentiels à la surveillance des études.
Le concept architectural du hangar s'articule autour d'une empreinte carrée de 18 mètres par 18 mètres, assurant une symétrie et une fonctionnalité globale. Une dalle de fondation en asphalte rouge a été choisie pour sa planéité, indispensable au déplacement aisé de bacs pesant jusqu'à une tonne. La structure est supportée par un réseau de socles en béton, espacés de 3 mètres, qui forment un soubassement résistant aux chocs d'environ 1,10 mètre de hauteur. Certains de ces socles sont équipés pour la récupération des eaux de pluie, qui peuvent ensuite être réutilisées grâce à une pompe manuelle. L'ossature métallique supporte des panneaux modulaires qui offrent une grande adaptabilité : de larges portails facilitent l'accès, des portes piétonnes et de secours sont prévues, et des sections ouvertes intègrent des grilles métalliques tendues pour modérer la lumière directe du soleil et atténuer l'impact du vent. La partie inférieure de ces panneaux est en tôle larmée, renforçant la protection périmétrique. Le toit est une construction métallique fermée, avec des pentes inclinées de 25 degrés tous les trois mètres, et une avancée de corniche de 1,5 mètre sur tous les côtés pour une meilleure protection contre les éléments.
Ce projet met en lumière l'importance d'une conception architecturale qui non seulement répond aux exigences techniques de la recherche scientifique, mais intègre également des principes de durabilité. La réutilisation des eaux de pluie et la gestion responsable des ressources hydriques témoignent d'une approche consciente de l'environnement, offrant un modèle pour les futures infrastructures de recherche. Cette synergie entre science et architecture crée un environnement propice à l'innovation et à la découverte, au bénéfice de la compréhension et de la préservation de nos écosystèmes.